Horaires des permanences

Lundi 14h-18h

Mardi 14h-18h

Mercredi : fermé

Jeudi 14h-18h

Vendredi 14h-18h

26 rue de la Solidarité, 75019 Paris (Station Danube ligne 7 bis ; porte de Pantin ligne 5 ; tram T3B Butte du Chapeau Rouge 

Inscriptions, renseignement et rendez-vous : 

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|+33| (0)6 43 75 42 15

|+33| (0)6 84 87 36 59

 

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Les expressions françaises

 

La langue française regorge d’expressions imagées, dont le sens peut se révéler plutôt difficile à deviner.

Testez vos connaissances en la question !

 

Que signifient les expressions suivantes ?

 

 

 

24/08/2018

Un foyer - Un logement décent

Lucyna élève seule son enfant. Elle est rémunérée au SMIC. Elle loue un logement d’une surface de 48m2. Son loyer s’élève à 830 euros, auxquels s’ajoutent 70 euros de frais d’exploitation. Chaque mois, elle touche une Aide Personnalisée au Logement de la CAF. Sa petite sœur, Malgosia, est venue vivre en France et s’est installée chez elle. Elle a vite eu besoin d’indépendance et a entrepris d’ouvrir un compte bancaire français. Impossible sans certificatif de domicile. Evidemment, Lucyna accepterait avec plaisir d’en fournir un à sa petite sœur ; ce n’est qu’un papier. Mais on ne donne pas ce genre de papier sans en informer la CAF. Cela revient à acter qu’une nouvelle personne habite sous son toit, ce que la CAF doit savoir : Malgosia, sa sœur et son fils formeront officiellement un foyer dans lequel les revenus de Malgosia seront comptabilisés. Les aides au logement de ce nouveau foyer seront recalculées en conséquence.

 

Qu’est-ce qu’un logement décent ?

Pas question de louer un placard : un logement doit répondre à certaines normes définies par la loi. La surface d’un logement doit mesurer au moins 9 mètres carrés et atteindre les 2m20 de hauteur sous plafond. Il doit aussi répondre à des exigences précises, notamment primordiales pour la santé, la sécurité et le bien-être du locataire : disposer de fenêtres et d’aération, d’eau courante, d’électricité par exemple.

Mon logement ne répond pas aux normes de salubrité !! Que faire ??

S’adresser au propriétaire !

Le locataire a tout à fait le droit de protester et de demander au propriétaire de remettre son logement aux normes. Le logeur a en effet des devoirs à assumer, notamment assurer à son locataire un logement décent et salubre, et c’est la loi qui le dit.

Mais il n’est pas toujours évident de parvenir à un accord cordial. Dans ce cas, le locataire peut se tourner vers l’autorité compétente, les services de salubrité, et même, en dernier recours, porter le problème devant un juge.

Notons bien, enfin, qu’un locataire est tout à fait en droit de claquer la porte d’un logement insalubre sans préavis.

 

Le droit de se plaindre

Le locataire est tenu d’accomplir sa part du travail : la CAF lui fera remplir un questionnaire afin de s’assurer que le logement qu’il loue répond aux normes. Si ce n’est pas le cas, la CAF est en droit de refuser de verser l’allocation d’aide au logement au locataire. Mais si le locataire a formellement exigé une remise aux normes de la part du propriétaire et en a fait part aux autorités concernées (services de salubrité et tribunal d’instance), les allocations continueront à lui être versées, et ce même sans réaction du propriétaire.

Un exemple

Beata et Pawel, un jeune couple fraîchement marié, ont signé un contrat de location. Le loyer s’élève à 550 euros, et ils touchent chaque mois un coup de pouce de la CAF. Mais rapidement, ce qui devait constituer leur nid d’amour se révèle plutôt s’apparenter à un taudis. Un champignon s’étendant sur un pan de mur et de plafond est venu leur tenir compagnie. De l’eau suinte du plafond. L’humidité s’est attaquée au système électrique, ce qui peut être très dangereux. Beata est Pawel se sont naturellement, à plusieurs reprises, adressés à leur propriétaire en lui demandant poliment de remettre le logement en état. Mais ce dernier n’a pas dû se sentir concerné, puisqu’il n’a pas daigné répondre à leurs réclamations. Le jeune couple a donc fait constater le problème aux services de salubrité (gérés par la mairie) puis s’est adressé au juge.

Si le propriétaire n’a pas assumé ses devoirs, Beata et Pawel, eux, ont fait le nécessaire : la CAF a donc continué à leur verser leur allocation d’aide au logement, même si celui-ci ne répondait manifestement pas aux normes.

Leur cas a été entendu : Beata et Pawel ont finalement obtenu une habitation à loyer modéré et ont pu quitter leur logement insalubre.

 

19/07/2018

Fermeture Estivale de l’Association Parabole du 07/08/2018 au 22/08/2018.

A partir du 23/08/2018, tel : 0643754215

Bonnes vacances à tous !

 

24/08/2018 émigration

Sexualité et émigration

 

Laisse sa famille derrière soi pour venir travailler en France, c’est à terme se confronter à un défi qui n’est, admettons-le, pas des moindres : l’obligation d’abstinence.

Marek habite en France depuis 8 ans tandis que son épouse et ses enfants sont restés en Pologne. Il compte encore y passer quelques années, le temps d’amasser de quoi rembourser ses crédits. Il vient en Pologne de temps à autres, pour les fêtes, pendant ses congés, les longs week-ends aussi. Il discute régulièrement avec sa famille par Skype ; ça leur suffit. Il est vis-à-vis de sa femme d’une fidélité à toute épreuve ; entre eux, la confiance règne.

Ce récit laisse Krzysztof quelque peu perplexe. « Soit il ment, soit c’est un saint ». Le Polonais immigré solitaire mène bien souvent une double vie. Ils a des partenaires en France, parfois passagères, parfois pour plusieurs années. Les épouses restées aux pays aussi, ont leurs aventures. Ces infidélités s’expliquent facilement par des besoins affectifs et sexuels primaires à satisfaire, d’un côté comme de l’autre. Se tenir à une abstinence stricte et rigoureuse peut être éprouvant psychologiquement, voire carrément malsain.

Grzegorz a peut-être trouvé un bon compromis : les nouvelles technologies. Le temps du minitel et des hotlines est révolu, on peut aujourd’hui installer des applications pornographiques pour mener une vie sexuelle virtuelle. Sa femme n’était certes pas ravie en découvrant l’appli sur son smartphone. Mais après réflexion, les époux en sont venus à la conclusion que la solution était somme toute bien raisonnable. Mieux vaut tromper avec un amas de pixels ; ce n’est pas une trahison complète, et ça permet d’éviter à coup sûr MST et paternités non-désirées.

Nombreux sont ceux qui optent, souvent dans le feu de l’action, pour des comportements sexuels plus risqués. Surviennent alors de véritables angoisses : « Où passer des examens médicaux ? Comment me traiter ? Que vais-je dire à ma femme en rentrant ? ». Les villes Françaises sont certes dôtées de nombreux plannings familiaux et autres centres de dépistage. Mais pas facile de s’y retrouver quand on ne parle pas français. Pas évident, non plus, de venir demander de l’aide à une interprète ou une asso quand on touche à ces sujets-là. A Londres, on peut trouver un Centre de santé sexuelle pour Polonais. Ca serait bien utile ici, mais pas vraiment en accord avec les principes universalistes de la République française.

Parfois, ce sont aussi des couples mixtes qui se forment, des unions dont naissent des enfants. Dans certains cas, ça fonctionne bien, mais pas à tous les coups. Une fois la fascination des premières flammes dissipée, les fossés culturels prenne souvent le dessus.

Littérature en atelier d’alphabétisation

Cette année nous avons décidé de parler littérature en atelier d’alphabétisation.

 

A cette occasion, une séance d’initiation a été proposée au groupe d’élèves en alphabétisation : une rencontre avec une écrivaine et une sortie à la bibliothèque municipale pour découvrir le monde des livres et l’endroit, qui donne accès à tous types de lecture.

 

L’association Ticket d’Entrée est intervenue pendant le cours de français pour présenter la sortie à ceux ou celles qui n’ont pas accès à la lecture.